lundi 26 septembre 2016

[Une destination & un livre] Le Grand Marin & l'Alaska

Le Grand Marin, Catherine Poulain, Editions de L'Olivier
Un peu avant notre voyage en Alaska, j’ai ouvert Le Grand Marin. Ce bouquin qu’on m’avait chaleureusement conseillé m’attendait sagement depuis quelques mois, la photo de la jaquette de couverture me faisait de l’œil. Je l’ai dévoré. Et je me suis dis qu’il fallait que je partage cette lecture avec vous!

Lili a décidé de partir pêcher en Alaska. De son bled paumé, elle a pris un avion pour la grande pomme. De là, elle s’est acheté un billet de bus. Dans un Greyhound, elle a traversé les Etats-Unis d’Est en Ouest, et ses paysages radicalement différents. Et puis elle est arrivée à Anchorage. Mais l’Alaska est vaste. C’est à Kodiak qu’elle a atterrit un peu plus tard.
Elle se fait embaucher sur un bateau, demi-portion qu’elle est, elle ne touchera qu’une demi-part de salaire. Elle travaille plus dur que ses collègues marins, bien souvent alcooliques et déprimés. Elle découvre la pêche et le carnage qu’elle entraîne. Même si elle ne finira pas par se faire totalement accepter pour ce qu’elle est, une femme sur un bateau, une étrangère à l’accent parfois indéchiffrable, elle en redemande. Au premier abord, c’est rude, ça gueule, ça saigne, les marins ne se font pas de cadeau. Mais un sourire, un café, ça réchauffe. Une fois sur terre, ils se réfugient dans la pénombre des bars et de la fumée de cigarettes. L’alcool réchauffe, puis endort. Il est temps de repartir en mer. Cercle vicieux, et vital.
Malgré les hommes, les pépins de santé, la peur de l’immigration, elle s’accroche. Et puis, il y a le grand marin. Mystérieux et perdu. Il a plus d’amour à lui offrir qu’elle en a à lui donner. Lili, elle est libre. Elle veut vivre free, au grand large. Et puis, il y a les rêves de Point Barrow, aller voir le bout, d’Hawaï, d’ice cream baby.

Le Grand Marin est un roman d’aventures. Celle qui te prend un jour et ne te quitte plus. Celle que tu hais autant que tu détestes. Catherine Poulain réussi à nous embarquer en mer avec elle. Le froid et le sel qui lui engourdissent les mains, le poids des flétans, l’odeur du café dans la cuisine et celle de la fumée de cigarette sur le pont du bateau ne nous quittent pas. Le héros du livre, c’est elle. Un petit bout de femme dans un lointain monde d’hommes.


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2 commentaires:

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