lundi 11 mai 2015

Voyager avec une carte routière

Voyager avec une carte routière - FarWestCoast
Le gps et google map on pris le dessus. Ils sont les patrons des destinations inconnues. Aller chez un copain qui vient de déménager, faire un détour pour éviter un embouteillage, programmer son road trip. Quelques clics. Souvent, on veut aller au plus vite. Gagner 3 minutes sur son trajet.

Lorsque l’on est parti dans le Nord de la Californie il y a deux semaines, j’ai embarqué une carte de la région avec moi, comme ça, ça peut servir. On l’a béni tout le week-end. Pas de réception digne de ce nom, et le gps nous a volontairement perdu. Nous voilà donc, à observer la carte, les bras grand ouverts à l’arrière de la voiture. On compare les numéros de route, les noms des rues, fait demi-tour. La carte, on l'a plié, déplié, re-plié. Et après l’avoir remercié, on était même un peu fier. On avait vaincu le nulle part nord-californien, et le no man’s land de la frontière avec l’Oregon. On a retenu les noms de route, retrouvé des endroits déjà visité.
Voyager avec une carte, c’est avoir l’impression d’être encore plus près des lieux visités, des paysages traversés et des routes empruntées. On est plus attentif.
Parce que le gps, c’est trop facile. C’est se laisser guider à droite à gauche. C’est le stress aussi. Voir défiler le nombre de miles restants, voir le temps estimé ne pas descendre assez vite.
Et puis, il y a le réseau. Pas le réseau routier, mais celui que l’on appelle aussi réception mobile. Il est bien souvent capricieux dans le nowhere américain.
Mais pour ne pas se fâcher totalement avec mon application google map, il faut reconnaître que c’est pratique pour programmer un road trip. Ajouter les destinations les unes après les autres, en changer l’ordre, estimer la durée totale, la diviser par le nombre de jours de voyage. Trouver de nouveaux endroits à voir auxquels on n’avait pas pensé. Se raisonner et en enlever un ou deux par manque de temps. Enfin oui, tout ça est aussi possible avec une bonne vieille carte en papier.
Rebelotte le week-end dernier dans le désert californien. Notre carte nous a guidé dans le Far West. Une petite route, puis une autre, des paysages très secs, souvent identiques aux premiers abords, mais finalement différents. Un cactus par ici, mais pas par là, quelques touffes d’herbe de ce côté, tu prendras la prochaine à droite sur Buena Vista Road. Et puis c’est tout droit. Dans le désert, c’est pratique, les routes sont rares, difficile de rater son croisement. Et pour un aspect plus MacGyver, quand il fait 35° à l’extérieur, c’est pratique pour faire de l’ombre dans la voiture.

Pour me suivre, ça se passe sur InstagramFacebookTwitter ou encore Google+.


4 commentaires:

  1. J'utilise toujours mon bon vieil atlas routier quand je pars en vacances... j'aime le côté "vintage", et puis ça permet aussi aux enfants d'apprendre à lire une carte (et ça, ça peut toujours servir...)

    RépondreSupprimer
  2. On a fait pareil sur l'ile de Skye, pas de reception, pas de GPS et ben faut bien dire qu'on s'est pas mal perdue avant de gerer la chose. mais c'est de beaux souvenirs!

    RépondreSupprimer
  3. Le GPS a souvent tendance à nous perdre.... Mais google map, même à l'étranger, c'est le top ! Il "suffit" d'aller bien regarder les rues et de mettre des favoris tant qu'on a du réseau wifi :-) Je suis moins à l'aise avec les cartes routières ;-)

    RépondreSupprimer
  4. Je fais partie de ceux qui utilise encore la carte routière mais cela dit le GPS est secours !!!!
    Bonne journée

    RépondreSupprimer

Laissez-nous votre commentaire, on adore les petits mots !
Oui, ils sont modérés... Ils n'apparaissent pas immédiatement, mais seront là très vite !